A Saint-Martin, la sécurité reste difficile à assurer

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A Saint-Martin, l’île durement touchée par l’ouragan Irma, entre dégâts causés par les destructions massives, rumeurs et craintes des pillages, la sécurité reste difficile à assurer.

Entre les pillages et les rumeurs d’évacuation, «on n’arrive pas à sécuriser tous les points», indique le major Mertz, détaché sur la ville de Marigot.

Au centre opérationnel départemental (COD) adossé au commissariat dit de La Savane, des civils ont afflué à la suite d’une rumeur d’évacuation potentielle. «C’est un gendarme sur la Baie-Orientale (un quartier de Marigot, NDLR), qui nous a dit qu’on pouvait se faire inscrire pour être évacués. Et avec ce qu’on voit, je veux faire partir mon fils», confie l’un d’eux.

Plus tôt dans l’après-midi, une réunion informelle a réuni 400 personnes sur la place du quartier pour parler de la sécurité. En effet, des pillages ont lieu, régulièrement dans toutes les boutiques et sur tous les produits possible et imaginable. On assiste à des courses poursuites dans les rues entre gendarmes et pilleurs.

Des rumeurs circulent : les parrains de la ville descendraient armés jusqu’au dents, des habitants auraient entendu des coups de feu. Enfin, des maisons auraient été braquées et pillées également.

Check-points

De fait, les Saint-Martinois se barricadent, certains parlent de prendre le fusil, la «gomme à effacer les sourires». D’autres tentent même de monter des sortes de milices, notamment à la Baie-Orientale, frustrés de ne pas voir les gendarmes, un peu débordés sécuriser chaque enseigne, chaque quartier. Un couvre-feu pourrait même être instauré.

«L’Etat et la collectivité s’organisent pour apporter le plus de sécurité aux population», rappelle Anne Laubiès, préfète déléguée de Saint-Martin. En effet, des gendarmes de la sécurité civile sont postés sur différents check-points, des stations-essences sont réquisitionnées, interviennent sur des pillages de magasins et près de 300 arrestations ont déjà été effectuées selon un gradé.

La situation, déjà tendue pourrait empirer avec l’approche de José le cyclone catégorie 4 qui se dirige vers Saint-Martin. «On est dans la gestion d’une situation post-cyclonique mais aussi ante-cyclonique», indique la préfète. Et si Jose s’annonce moins virulent qu’Irma, il arrive sur un terrain déjà fragilisé.

mm

Professeur de français, je suis également rédactrice pour Repha.fr. J'écris principalement pour la partie Immobilier qui m'intéresse particulièrement, mais il m'arrive aussi de poster sur d'autres sujets au gré de mes envies.