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Le numéro 1 en ligne et en libre accès!
1/03/11
Le numéro 1 est désormais accessible en ligne, dans les archives: ici! Vous pouvez le téléchargez librement en format .pdf. Vous pouvez le télécharger en entier, vous pouvez aussi télécharger chaque article séparément!
En attendant la prochaine sortie du numéro 3, bonne lecture!
Arturs Logins, pour REPHA
Numéro 3 en préparation et un cadeau de Noël
10/01/11
Chers amis,
je tiens à remercie tous ceux qui par leurs efforts permettent que REPHA existe et continue de fonctionner sans abandonner aucun de ses principes fondateurs. À l’heure actuelle le numéro 3 est en préparation intensive! Un grand merci à tous ce qui ont proposé des articles! Je signale au passage que REPHA est toujours ouverte aux nouvelles soumissions, soit en vue de numéro 3 soit pour des numéros suivants! Un grand merci à nos rapporteurs (referees)!! Leur compétence, serviabilité et disponibilité sont les piliers fondamentaux de la revue! Merci encore à tous ceux qui nous encouragent sans cesse! Cela nous confirme et encourage dans notre choix éditorial !
Dans ce temps festifs qui touche à leur fin, j’ai voudrais annoncer une nouveauté de REPHA. Il s’agit de la mise en ligne des anciens numéros! En fait nous avons prévu cela dés le départ. L’idée est de permettre aux articles publiés dans la revue de revivre une « deuxième » vie plus tard par une mise en ligne open, accessible librement et gratuitement. Cela fait presque un an et démis depuis que le numéro 1 est sortie! Or c’est le timing exacte pour ouvrir notre archive et mettre les articles du premier numéro en ligne. Nous nous réjouissons alors de mettre le numéro 1 en ligne d’ici peu… Stay connected.
Et au final pour être un peu banal, au nom de la rédaction de REPHA: BONNE ANNÉE!
Arturs
ÉDITORIAL du numéro 2
27/09/10
ÉDITORIAL
http://www.repha.fr/archives/numero-2#edito
L’équipe RÉPHAVous tenez entre les mains le second numéro de RÉPHA. La revue a pour vocation, – est-il nécessaire de le rappeler ? – de publier des articles de philosophie analytique. Son objectif à long terme est de s’insérer dans le paysage philosophique francophone. Sa fierté est de respecter minutieusement les normes académiques de la publication (méthode de relecture en double aveugle, rapporteurs compétents, comité éditorial). Sa force est d’être orientée vers les jeunes chercheurs, les étudiants avancés, les post-doctorants, qu’ils se présentent comme auteurs ou comme lecteurs.
Les entreprises éditoriales, on le sait, connaissent de nombreuses difficultés pouvant concerner tout autant l’élaboration intellectuelle de leur projet (puisqu’il faut que tous les contributeurs se mettent en accord textuel) que son élaboration matérielle (allant de l’épreuve parfois difficile de la communication électronique à la conception graphique de la maquette en passant par toutes autres formes d’aléas qui disparaîtront dès la publication). Tout cela est encore plus vrai d’un jeune projet. Les méandres sont nombreux dans lesquels ces entreprises sinuent et contre lesquels elles doivent toujours lutter pour élargir leur horizon, faire connaître leurs aspirations, enfin et surtout, espérer s’implanter dans les esprits. Nous voudrions simplement réitérer notre volonté de permettre à tout auteur d’exprimer sa pensée dès lors qu’elle manifeste clarté et argumentation. Et le fait même que vous teniez en mains le second numéro est la preuve de notre détermination à surmonter les difficultés et d’arriver, même modestement, à faire de la philosophie. Nous sommes convaincus qu’une revue est le lieu par excellence du progrès de l’activité philosophique. Cette conviction est à son tour la raison qui motive l’existence de RÉPHA.
Nous souhaitons faire parler une certaine tradition d’origine anglo-saxonne. Mais la tradition n’est pas essentielle. Avant toutes choses, et en particulier, avant d’être anglo-saxonne, la langue source de la philosophie exposée dans RÉPHA est une langue dite « de recherche internationale », et même « langue scientifique de… ». Cette locution a son étrangeté et est critiquable quant au domaine qu’elle vise. D’une part, il est nécessaire qu’une langue visant la recherche manifeste une universalité car, autrement, les communications et les débats, si indispensables, seraient impossibles. C’est pourquoi il est requis d’une langue de recherche qu’elle transcende toute idiosyncrasie pour pouvoir énoncer des thèses, des arguments, des preuves, des lois, qui soient valables universellement. Mais, d’autre part, nous n’avons d’autre choix que de nous en remettre à une langue particulière : l’anglais, en l’état. Or, par définition, une langue comme l’anglais, vernaculaire, n’est pas universelle.
La volonté de RÉPHA est de montrer que la recherche, au moins en philosophie, ne tient pas à la singularité d’une langue naturelle quelconque, (anglaise, française, espagnole, italienne, allemande, etc.), mais plutôt à l’habilité des philosophes pour la manier à la seule fin de l’argumentation pertinente et tranchante. Il semble évident que la langue universelle en philosophie n’est pas une langue singulière, mais toute langue respectant la rigueur qu’exige la recherche philosophique. En cela, RÉPHA donne la possibilité de se conformer à ce que Pascal Engel a baptisé le « troisième commandement du philosophe analytique gallique »1.1. « Tu n’écriras pas seulement en anglais, mais aussi en français, et pour tes collègues et étudiants, et tu ne citeras pas seulement des travaux en anglais dans tes écrits. » (“La philosophie analytique en France: un bilan institutionnel”, in Cahiers de philosophie de l‘université de Caen, Actes du 3ème colloque de la SOPHA, La normativité, PUC 2002.)
Aussi, avant de présenter l’ensemble des articles que nous publions dans ce numéro, signalons une nouveauté qui ravive et surtout précise encore la nature de la revue. L’avenir verra sans aucun doute de nouvelles traductions prendre place à côté de celle, inaugurale, de l’article de Joshua Knobe, « Qu’est-ce que la philosophie expérimentale ? ». En faisant écho à l’injonction de Xavier Kieft, dans la présentation de ce même article qui appelle de ses vœux une philosophie expérimentale à la française, il faudrait complètement se tourner vers une philosophie analytique à la française. Les premiers pas en ce sens sont sans doute ceux qui vont vers la lisibilité et la visibilité. La visibilité s’incarne : SOPHA, RÉPHA, Igitur, Institut Jean Nicod, IHPST, Archives Poincaré, etc. La lisibilité revient à la clarté, et cette dernière étant notre fer de lance, force est de reconnaître qu’une « philosophie de la clarté », qui définirait son objet de concert et sans fausses notes, n’est jamais qu’une affaire sans cesse recommencée.
Comme à notre habitude, désormais, l’article introducteur revient à un chercheur qui présente une discussion pertinente en lien avec la pratique de la philosophie analytique. M. Gayon (Paris I, IHPST), spécialiste de la philosophie de la biologie, a accepté de clôturer un cycle de réflexions initié avec l’année de Darwin. Conjoint à l’article de Florent Franchette (doctorant, Paris I) proposant une perspective programmatique pour la computation physique – qui pourrait prendre une implémentation quantique -, RÉPHA fait ainsi place à la philosophie des sciences qui était jusqu’ici absente.
Valentine Reynaud (doctorante, Lyon III) défend l’idée selon laquelle la notion d’inné peut conserver un usage scientifique si elle comprise de façon non équivoque par la psychologie du développement, et plus précisément, si elle est comprise comme modalité privilégiée de l’explication développementale d’un trait.
Sarah Troubé (ENS Ulm), en interrogeant l’ « épistémologie » propre aux délires, déplace l’argumentation habituellement empruntée par la philosophie cognitive et centre l’objet de cette dernière sur un cas qu’on considère traditionnellement comme « cas -limite ».
Enfin, la traduction par Raphaël Verchère et Luc-Étienne de Boyer des Roches (Lyon III) d’un article de J. Knobe sur la philosophie expérimentale, et replacée dans son cadre par Xavier Kieft (Paris IV), illustre la diversité des contributions qui auront droit de cité dans la revue.
Sur ce, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture !
