Egalité femmes-hommes: il faut «investir davantage» dans les politiques publiques

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Pour faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes, il faut «appliquer les lois existantes» et investir davantage de moyens humains et financiers dans les politiques publiques, insiste jeudi le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

«Avant même l’élaboration de nouvelles lois, l’urgence est à la mise en œuvre effective des lois et des politiques publiques existantes», estime cette instance nationale dans un avis qui doit être remis à la secrétaire d’Etat à l’Egalité, Marlène Schiappa.

Pour le HCE, «en dépit d’un arsenal législatif conséquent, d’une politique publique de l’égalité entre les femmes et les hommes de plus en plus étoffée et des dispositifs structurés, les inégalités entre les femmes et les hommes perdurent et se résorbent trop lentement».

Le principe de l’égalité de rémunération est inscrit dans la loi mais la majorité des entreprises ne sont pas en règle. Le viol est un crime passible de 15 ans d’emprisonnement mais seules 10% des victimes portent plainte et à peine 1% des violeurs sont condamnés, rappelle-t-il.

Pour rendre effective et améliorer la politique dédiée aux droits des femmes, il formule une quarantaine de recommandations, parmi lesquelles un «premier plan national de formation à l’égalité femmes-hommes», un Comité interministériel annuel sur le sujet, ou l’accès à des statistiques et données sexuées précises.

Le HCE insiste sur les besoins humains (conseiller dédié aux droits des femmes à l’Elysée, référent dans chaque ministère…) et financiers en matière de politique publique.

Ainsi, il faudrait «augmenter significativement le budget» consacré aux droits des femmes, en partant d’une «évaluation réelle des besoins de financements», préconise-t-il.

En 2016, le budget alloué à l’égalité entre les femmes et les hommes était de 27 millions d’euros quand le coût des violences faites aux femmes est estimé par le HCE à 3,6 milliards d’euros par an.

Par mesure d’économie, le gouvernement a décidé, pour 2017, d’annuler 7,5 millions d’euros pour ce budget, soit environ 25%.

Pour le HCE, un ministère d’État est en outre «le format le plus approprié» car «il donne la capacité d’organiser des réunions interministérielles, haut lieu des arbitrages et décisions du gouvernement».

Plusieurs associations féministes avaient déploré en mai la création d’un secrétariat d’Etat, contraire aux propos du candidat Macron qui avait promis «un ministère plein et entier des Droits des femmes».

mm

Rédacteur en chef du site Repha.fr spécialiste de l'économie, il est passionné par l'économie et les nouvelles technologies. Il publie des actualités liées à l'économie, la finance et les technologies. Il est actuellement Gérant de la société Impact Seo, une agence web basée Aix-En-Provence.