La nouvelle compagnie à coûts réduits d’Air France s’appelle JOON

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Joon : c’est la marque commerciale de la nouvelle compagnie aérienne à coûts réduits d’Air France, connue jusqu’ici sous le nom de projet Boost, a annoncé ce jeudi Air France, quatre jours après le feu vert des pilotes à ce projet.

« Court, percutant et international, Joon a été conçu pour s’adresser au monde entier. Son identité visuelle repose sur un code couleur bleu électrique qui symbolise le dynamisme de la compagnie, mais aussi le ciel, l’espace et le voyage. L’uniforme des hôtesses et stewards de Joon s’inspirera des nouveaux codes de la mode, simple et chic. L’univers de la marque, l’offre, les destinations et la gamme de prix seront dévoilés en septembre. Dans le portefeuille de marques du groupe Air France-KLM, Joon s’impose comme la petite soeur complémentaire d’Air France, qui donnera envie à ses clients de voyager aussi avec son aînée », explique Air France.

Le programme de vols dévoilé en septembre

Cette nouvelle compagnie, filiale à 100% d’Air France, débutera ses opérations cet automne, avec six avions moyen-courriers basés à Roissy-Charles de Gaulle positionnés sur des lignes concurrencées par les compagnies à bas coûts. Joon aura pour vocation d’alimenter en passagers les vols long-courriers d’Air France. Au cours de la saison estivale 2018, elle se lancera également sur le long-courrier avec trois ou quatre A340. Le programme de vols sera présenté en septembre.

En 2020 cette nouvelle compagnie comptera 28 appareils, 18 de la famille A320 pour assurer l’alimentation du hub de Paris-Charles de Gaulle, et 10 gros-porteurs composés d’A340 et d’A350. Au total, Joon devrait permettre d’augmenter l’offre en sièges d’Air France sur le long-courrier de 10% entre 2017 et 2020.

La cible des Millennials

Joon entend s’adresser principalement aux « Millennials », cette génération de technophiles nés entre le début des années 80 et l’an 2000 au moment de l’avènement du numérique, du low-cost ou encore de l’économie du partage. Une clientèle qu’Air France reconnaît avoir du mal à capter. Pour créer un lien avec cette clientèle, Joon proposera un produit spécifique avec une offre de divertissement « différente », « connectée » et « innovante », selon les termes utilisés en interne, qui « ne doit pas paraître moins-disante » par rapport à Air France, tout en donnant « la perception de tarifs plus avantageux ». Le wifi devrait être gratuit pour tous (il serait financé par la publicité) avec dans un premier temps une « boucle wifi interne » puis, dans un second temps, une connexion avec le sol. La direction a l’intention de développer les options payantes en classe économique (« buy on board »).

Joon sera dirigée par Jean-Michel Mathieu, lequel entre au comité exécutif d’Air France. Il aura autour de lui une équipe resserrée composée de Sophie Bordmann (dirigeant responsable), Bruno Duval (directeur de l’Innovation, Laurent Kerleo (directeur des ressources humaines) et  Benoît Cosse (directeur financier).

Lutter contre les compagnies du Golfe

La création de cette compagnie traduit l’incapacité d’Air France de se réformer en interne, puisque l’essentiel des gains de productivité sera réalisé par une compagnie « B ». Elle vise à avant tout à baisser les coûts par rapport à Air France dans le but d’exploiter de manière rentable des lignes sur lesquelles Air France perd de l’argent et d’en rouvrir d’autres qui ont été récemment abandonnées faute de rentabilité : 35% des lignes long-courriers d’Air France étaient encore dans le rouge il y a quelques semaines. Sur le moyen-courrier, le taux de lignes déficitaires atteint même 80%. Le principal objectif de la direction est de reprendre des couleurs face aux compagnies du Golfe, sur des lignes « mi business/mi loisirs ».

Baisse des coûts

Avec ce projet, la direction veut réduire les coûts de 18% sur le long-courrier et de 15% sur le moyen-courrier. Les sources d’économies reposent en grande partie sur le poste des hôtesses et stewards (PNC, pour personnels navigants commerciaux). Recrutés sur le marché avec des conditions de travail et de rémunération spécifiques, et non à Air France, leur coût sera 45% moins élevé que dans la maison-mère, a expliqué ce lundi Gilles Gateau, le directeur général d’Air France en charge des ressources humaines.
Les pilotes seront en revanche ceux d’Air France, lesquels voleront indifféremment d’une compagnie à l’autre. La baisse de coûts de 15% sur le poste des pilotes Joon, sera obtenue par des efforts mutualisés sur l’ensemble des pilotes d’Air France. Soit 1,5% sur l’ensemble des pilotes. Les mesures définies dans l’accord permettront de dégager 40 millions de d’euros d’efficacité économique, dont une partie provient du solde du plan Transform, c’est-à-dire les mesures que n’avaient pas faites les pilotes au cours du plan précédent 2012-2014.

Au final, JoonN doit générer 130 millions d

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Comptable en entreprise, je suis de très près l'info économique et je la partage en écrivant des articles pour le site Repha.fr.