Les pilotes font pression sur Air France

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Les pilotes du SNPL se prononcent aujourd’hui sur la création de Boost, la nouvelle compagnie à bas coûts voulue par la compagnie française. La grève se poursuit par ailleurs chez HOP!, sa filiale régionale.

Les voyageurs qui avaient prévu d’emprunter les avions régionaux de Hop!, filiale d’Air France, dont les pilotes sont en grève depuis jeudi, apprécieront la sortie d’Armand Simon. Le président du SNPL Hop!, majoritaire chez les pilotes (57 %), s’est en effet félicité du mouvement qui «est un grand succès», a-t-il déclaré, alors que dimanche, jour des retours du pont du 14 Juillet et tandis que les départs en vacances se poursuivent, une centaine de vols ont été annulés. La grève est maintenue jusqu’au 18 juillet inclus. Lundi, 87 % des vols seront assurés sur les réseaux court et moyen-courriers, contre 85 % mardi.

C’est dans ce contexte tendu que le SNPL d’Air France fera connaître aujourd’hui le résultat de la consultation entamée auprès de ses adhérents sur la création de Boost, nouvelle compagnie à bas coûts d’exploitation. Ce projet est un des points clés du plan stratégique «Trust Together» de Jean-Marc Janaillac, PDG d’Air France-KLM, puisqu’il est destiné à reprendre des parts de marché à la concurrence, notamment aux compagnies low-costs et à celles du Golfe.

Alors que la direction prévoit de lancer sa future compagnie tricolore à l’automne, avec six avions moyen-courriers (dix-huit à terme), et vise l’été 2018 pour ses dix long-courriers, les négociations engagées dès décembre avec les deux syndicats de pilotes SNPL et Spaf ont connu de nombreux rebondissements et traînent en longueur. Par cette consultation, le SNPL offre trois options aux pilotes: dire oui au projet d’accord, oui à un texte amendé par le SNPL mais non reconnu par la direction, ou non aux deux. Le bureau du SNPL (l’exécutif du syndicat) a fait campagne pour la deuxième option en étant persuadé que, dans un tel scénario, ses «dernières revendications» seront acceptées par la direction.

En cas de refus des pilotes, le projet de filiale ne serait toutefois pas enterré. Boost pourrait être rattachée au groupe Air France-KLM, mais le respect des procédures repousserait encore son lancement de plusieurs mois.

mm

Journaliste et animatrice radio, je publie sur le site d’actualités Repha.fr notamment dans les rubriques économie et finance.