Reprise de GM&S : quelques avancées à l’issue d’une réunion à Bercy

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L’avenir du site semble assuré au lendemain d’une réunion avec tous les acteur du dossier, même si les avancées restent insuffisantes aux yeux des syndicats. 

A huit jours de l’audience au tribunal de commerce de Poitiers (Vienne), qui doit statuer sur le sort de GM&S, l’équipementier automobile placé en liquidation judiciaire, tous les acteurs de ce dossier (élus, syndicats, constructeurs,…) étaient réunis pour la première fois mardi à Bercy. A l’issue de cinq heures de discussions, quelques avancées ont été obtenues mais pour les syndicats, le compte n’y est pas.

Selon Bercy, la pérennité de cette usine de La Souterraine (Creuse) est assurée. Face à l’inquiétude des 277 salariés, le gouvernement a assuré que «le paiement des salaires sera garanti jusqu’à la fin d’août» et ce «quelle que soit la décision du tribunal de commerce».  Les constructeurs automobile PSA et Renault, principaux clients de ce site d’emboutissage, ont décidé de «de porter leurs engagements de commandes de 3 à 5 ans», pour un montant inchangé de 22 millions d’euros par an (12 millions pour PSA, 10 millions pour Renault).

PSA a même fourni le détail des commandes de pièces envisagées. De son côté, Renault doit «préciser la composition et la vitesse de montée en charge de ses commandes d’ici au 13 juillet au soir», a indiqué Bercy.

120 salariés repris sur 277

Le seul repreneur en lice, GMD, est resté inflexible sur le nombre de salariés qu’il propose de conserver, soit 120 sur 277. «Je préfère partir bas pour arriver haut», a expliqué Alain Martineau, le patron de GMD. Les syndicats de GM&S demandaient qu’un minimum de 180 salariés soient repris. Dans le même temps, l’Etat a assuré qu’un financement sera assuré pendant une période de transition avant que le site retrouve une activité suffisante.

Pour les salariés qui vont se retrouver à la porte, l’Etat et la région Nouvelle-Aquitaine ont annoncé qu’ils proposeront «des mesures d’accompagnement exceptionnelles». PSA et Renault vont aussi examiner «les possibilités de reprises», selon Bercy. Toutefois, les deux constructeurs ont refusé de participer aux indemnités supra-légales qui étaient demandées par les syndicats.

A la sortie de la réunion de mardi, les syndicats ont jugé que les avancées étaient «insuffisantes». Deux nouvelles réunions sont programmées d’ici lundi pour «étudier dans le détail la nature des emplois repris ou non.»

Le communiqué de Bercy à l’issue de la réunion

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Prof d’économie et gestion, je rédige des articles pour economie-news dans toutes les rubriques du site selon l’actu du moment.