Rythmes scolaires: un tiers des écoles renouent avec la semaine de 4 jours

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Selon le ministère de l’Education nationale, il s’agit surtout de communes rurales.

Le retour à la semaine de quatre jours ne devrait concerner qu’une « petite minorité de volontaires », selon les termes du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, début juin. En réalité, et selon les derniers décomptes du ministère, publiés ce mardi, un tiers des écoles ont fait le choix de revenir à la semaine de quatre jours.

Il s’agit, selon la rue de Grenelle , essentiellement de communes rurales. Mais pas seulement. Dans le Var, les villes de Nice, Toulon, Antibes ou Cannes, ont fait ce choix. Dans Nord, Dunkerque et Calais sont sur la même ligne. L’ensemble de ces écoles scolarisent 30 % des jeunes élèves.

Trois changements en dix ans

L’ ampleur de ce chiffre surprend car le décret autorisant les communes à changer de rythmes scolaires ne date que du 28 juin. Certaines communes ont pu craindre la disparition du fonds de soutien aux activités péri-scolaires qui avait vocation à s’éteindre en 2019, comme l’avait annoncé Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.

Au-delà des questions de financement, l’école primaire aura vu ses rythmes scolaires changer pas moins de trois fois en dix ans. Si « aucune étude ne montre que la semaine de quatre jours et demi est préférable à celle de quatre jours ou l’inverse », comme l’indiquait le ministre de l’Education il y a quelques jours, beaucoup s’interrogent sur les effets de changements de rythmes aussi fréquents. Aussi bien au niveau de l’organisation logistique (licenciement des animateurs, modifications des ramassages scolaires), que de l’impact pédagogique de ces allers-retours.

Aucune évaluation sur les effets pédagogiques

C’est d’ailleurs l’une des critiques qui revient le plus souvent parmi une partie du corps enseignant. Cette réforme des rythmes scolaires, soutenue par les chronobiologistes qui voient dans la semaine de quatre jours une véritable aberration, n’a fait l’objet d’aucune évaluation sur ses effets pédagogiques. Censée améliorée les résultats des élèves et la qualité de leurs apprentissages, elle est en partie remise en cause alors qu’aucune étude n’a permis d’en mesurer ou non l’efficacité. « Les différentes organisations du temps scolaire seront évaluées », au cours de l’année scolaire 2017-2018, a toutefois promis la rue de Grenelle.

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Prof d'économie et gestion, je rédige des articles pour economie-news dans toutes les rubriques du site selon l'actu du moment.