Transat Jacques-Vabre: homme de records, Coville enfin premier de la classe

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Habitué des courses aux records, Thomas Coville a enfin remporté une grande classique à la voile en multicoque: associé à Jean-Luc Nélias, il a signé une super victoire dans la transat Jacques-Vabre, dans la classe la plus folle, celle des trimarans Ultimes, lundi à Salvador.

Détenteur depuis 11 mois du record du tour du monde en solo en 49 jours, Coville a décidé de gagner des courses, contre des adversaires. Sitôt dit, sitôt fait !

A bord de Sodebo Ultim’ (32 m de long pour 23 m de large), né en 2001 et entièrement refait en 2014, il a rallié le Havre (France) à Salvador (Brésil) dans le temps record et époustouflant de 7 jours 22 heures 7 minutes. Il a coupé la ligne lundi au petit matin au Brésil avec 1 h 47 min 57 sec d’avance sur le tandem rival Sébastien Josse/Thomas Rouxel (Maxi Edmond de Rothschild), grand favori avec son bijou technologique qui faisait son baptême du feu, à peine 4 mois après sa mise à l’eau.

Mais le bateau le plus rapide jamais conçu a souffert de problèmes avec ses deux foils (altérés mais pas cassés), ces appendices qui permettent au bateau de s’élever au dessus de l’eau pour +voler+.

«On n’a pas laissé un millimètre de place au Maxi Edmond de Rothschild pour s’immiscer. Et eux nous ont laissé une opportunité et on l’a chopée», s’est félicité Coville, qui a explosé de joie juste après avoir franchi la ligne.

«C’est une vraie joie, profonde et intense. C’est une belle histoire qui se construit depuis 2 ans. C’est important pour nous que de ne pas battre que des records mais de gagner aussi des compétitions, gagner contre d’autres gens et pas n’importe qui», a poursuivi le marin aux 21 records, dont 17 en solitaire.

Le Rhum en 2018

Depuis son record du tour du monde établi le 25 décembre 2016 à sa cinquième tentative, la vie a une toute autre saveur pour le marin âgé de 49 ans, dorénavant en quête de confrontation. Avec en ligne de mire une course inédite autour du monde en solitaire entre bateaux géants en 2019.

Il s’appuie depuis 4 ans sur Jean-Luc Nélias, son coéquipier sur «la Jacques-Vabre» et homme de l’ombre sur le record du tour du monde.

Les deux navigateurs devenus complices avaient en plus une revanche à prendre. Déjà associés sur la Transat Jacques-Vabre en 2015, ils s’étaient fait souffler la victoire par François Gabart et Pascal Bidégorry (Macif).

«A l’arrivée en 2015, on a une certaine frustration tous les deux. On est à la fois déçu, revanchard, et ça finit pas terrible. J’avais à cœur de challenger Jean-Luc pour que ça recommence», avait raconté Coville.

Fort de ses 8 tours du monde, Coville veut désormais gagner celui des Ultimes en 2019.

Pour cela, il fait construire un tout nouveau voilier, capable de +voler+, grâce à des foils (appendices qui élèvent le bateau au dessus de l’eau). La nouvelle machine ne devrait pas être sur l’eau avant début 2019; alors, d’ici là, il s’aguerrit dans la rivalité avec son bateau actuel, dans «la courbe d’obsolescence» comme il le dit lui-même.

En attendant, Coville aura un autre grand rendez-vous en 2018 avec la Route du Rhum, course en solitaire qu’il a gagnée en 1998 en monocoque. Il fera alors ses adieux à son bateau actuel.

La 13e édition de la Transat Jacques-Vabre est loin d’être finie; il reste 32 bateaux en course, répartis sur 4 catégories (Ultime, Multi50, Imoca, Class40).

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Rédacteur en chef du site Repha.fr spécialiste de l’économie, il est passionné par l’économie et les nouvelles technologies. Il publie des actualités liées à l’économie, la finance et les technologies. Il est actuellement Gérant de la société Impact Seo, une agence web basée Aix-En-Provence.