Amazon compte se séparer d’Oracle bientôt

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Les récentes expansions d’Amazon ont forcé le géant Américain à dresser des filiales lui permettant presque entièrement de se passer de ses fournisseurs. Dans la liste des entités qui devraient bientôt quitter le groupe, Oracle se démarque par le long chemin qu’il a parcouru avec AWS. Ce dernier, qui a pourtant fini par se passer de ses services, a fini par confirmer le divorce entre les deux entreprises.

Une séparation programmée

Amazon continue son parcours en déplaçant partiellement ses infrastructures auprès de groupements affiliés. Parmi les entités qui lui ont permis de trouver une certaine forme d’autonomie, Amazon Web Services coupe l’herbe sous le pied d’Oracle. L’entreprise, qui s’est fait connaître pour sa longue association avec AWS, est désormais devenue indésirable auprès de la plateforme de vente en ligne. Les technologies basées sur ce protocole devraient ainsi être entièrement bannies du site. Si celles-ci sont actuellement encore en activité, il y a fort à parier que leurs heures y sont comptées. Amazon ne semble cependant pas vouloir couper les ponts d’un seul coup : la plateforme américaine avait commencé l’année en annonçant sa récente autonomie par rapport au système d’Oracle, mais était, depuis, resté discrète.

La suppression totale et définitive des éléments reliés de près ou de loin à Oracle devrait cependant être effective dans peu de temps. Le projet, s’il en étonne plus d’un, n’est cependant pas une nouveauté. En effet, AWS avait déjà évoqué la possibilité d’un divorce. Cela ferait plus de 5 ans que la séparation aurait été programmée, et aurait été initiée par le manque de performance d’Oracle.

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Ceux qui connaissent l’efficacité de ce système peuvent ainsi s’étonner de cette affirmation. Si Oracle offre, effectivement, des particularités qui répondent aux besoins d’un site de vente classique, la technologie mise en avant par le fournisseur serait loin de satisfaire les exigences d’Amazon. Sa base de données est particulièrement mise en cause par le site de vente, qui ne parvient pas à suivre les demandes évaluées sur le cloud.

Une forte rivalité et une approche agressive

La position d’Amazon ne serait pas seulement motivée par la baisse de capacité d’Oracle, à mesure que son champ d’activité n’augmente. Une forte rivalité existe aussi entre les deux entreprises, qui ont passé les dernières années à se provoquer. Si le porte-parole d’Oracle que le service développé par son concurrent ne possède pas des performances pouvant égaler les siennes, AWS affirme proposer des solutions plus actuelles et plus pertinentes. Son principal atout : offrir aux entreprises la possibilité de mouvoir leurs bases de données vers des stockages clouds.

En 2016, Oracle avait déjà exprimé son désir de mettre en avant des solutions dématérialisées, capables de satisfaire les gros utilisateurs. Si la maison affirmait pouvoir proposer des produits et des services plus fiables que ceux offerts par Amazon, il n’est pas parvenu à s’imposer sur un marché dominé par des géants bien plus coriaces, malgré des approches agressives qui n’ont pas réellement convaincu.