Autolib’ : la mairie de Paris prépare déjà l’après Bolloré

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La municipalité rencontre depuis dix jours les constructeurs automobiles, mais aussi avec les loueurs de voitures et les start-up du secteur pour remplacer le service de location de voitures électriques.

En 2011, le dispositif était inauguré en grande pompe. Sept ans plus tard, la ville de Paris entend dénoncer le contrat qui la lie à l’Autolib’ du groupe Bolloré. Le système de location de véhicules électriques est trop coûteux pour le syndicat gestionnaire.

Les réunions se succèdent avec les constructeurs automobiles

Et la mairie de Paris réfléchit déjà à l’après. Cela fait dix jours que les réunions se succèdent entre la mairie de la capitale et les constructeurs automobiles, mais aussi avec les loueurs de voitures et les start-up du secteur.

A l’heure actuelle, la municipalité planche sur l’installation de véhicules en free floating, c’est-à-dire sans borne fixe, avec la possibilité de louer une voiture un peu partout en la géolocalisant avec son smartphone et la restituer à l’autre bout de la ville. Ce dispositif est déjà utilisé pour la location de scooters. Pour remplacer les Bluecars de Bolloré, Paris étudie sérieusement des propositions de plusieurs grands groupes qui sont déjà à pied d’œuvre : les offres de Renault et PSA sont les plus avancées mais Daimler et VW se positionnent également sur le marché.

Des négociations en cours avec le groupe Bolloré

La mairie espère que le dossier avancera rapidement pour permettre le déploiement d’environ 20.000 véhicules dès la fin de l’été. Reste désormais à savoir quelle sera la position de l’exploitant de l’Autolib’, à savoir le groupe Bolloré. “Ça peut s’arrêter dès que nous recevons la notification, jeudi ou lundi au plus tard”, précisait mardi au micro d’Europe 1 Marie Bolloré, directrice de Blue Solutions, la holding mobilité électrique du groupe Bolloré, concepteur et exploitant des voitures électriques.

Estimant que la résiliation est une “mauvaise décision”, Marie Bolloré avance également que pour compenser le manque à gagner, le groupe réclame plus de 200 millions d’euros aux communes de la métropole parisienne. La mairie de la capitale espère acter en douceur son divorce avec le groupe Bolloré et éviter le fiasco du remplacement du Velib’.